🇬🇦 Gabon · 88 % de forêt · Accès universel 2030

Climat & Énergie —
Le poumon vert & la transition

Deuxième massif forestier d'Afrique — 22,8 millions d'hectares couvrant 88 % du territoire —, le Gabon est l'un des rares pays au monde à absorber plus de carbone qu'il n'en émet. Un leadership climatique reconnu, adossé à 13 parcs nationaux et à l'interdiction d'exportation des grumes depuis 2009. Côté énergie : 704 MW installés, un objectif de 1 280 MW, un potentiel hydraulique de 6 000 MW et l'ambition d'un accès universel à l'électricité en 2030.

88 %
Couvert forestier
22,8 M ha · 2ᵉ massif d'Afrique
704 MW
Capacité installée
Objectif 1 280 MW
6 000 MW
Potentiel hydraulique
40 % du mix actuel
11 %
Territoire protégé
13 parcs · 2,8 M ha
69 Mt CO₂ évitées
Interdiction des grumes depuis 2009
Politique forestière pionnière en Afrique
🌳
Forêt22,8 M ha · carbone
🏞️
Parcs13 aires protégées
ÉnergieMix & capacités
☀️
RenouvelablesHydro · solaire · biomasse
💧
EauAccès universel
⚖️
GouvernanceClimat & fiscalité verte
Bassin du Congo

Forêt & carbone — Le second poumon de la planète


Le Gabon est l'un des pays les plus forestiers du monde : 22,8 millions d'hectares de forêt tropicale humide, soit 88 % de son territoire, dont 12,5 millions d'hectares identifiés comme exploitables. Les stocks de bois sur pied sont estimés à 400 millions de m³, dont 130 millions de m³ d'okoumé. Environ 80 essences sont exploitées sur 400 considérées comme exploitables. Cette masse forestière constitue un puits de carbone majeur du bassin du Congo — le second massif tropical mondial après l'Amazonie.

22,8 M ha
Superficie forestière
88 % du territoire national
12,5 M ha
Forêt exploitable
Sous aménagement durable
400 M m³
Stocks de bois
Dont 130 M m³ d'okoumé
~80
Essences exploitées
Sur 400 exploitables
2009
Interdiction des grumes
Pionnier en Afrique
69 Mt
CO₂ évitées
Grâce à l'interdiction de 2009
1er
Pays PAFC du bassin du Congo
Certification panafricaine
200 000 ha
Objectif plantations
Essences à croissance rapide
Une politique forestière structurante

En 2009, le Gabon a interdit l'exportation des grumes brutes, imposant la transformation locale — une décision pionnière sur le continent. Le nombre d'unités de transformation est passé de 82 usines en 2009 à 197 en 2020, dont 70 à 84 concentrées dans la Zone Économique à Régime Privilégié de Nkok. Cette réorientation a permis d'éviter des émissions de gaz à effet de serre estimées à 69 millions de tonnes de CO₂.

Le Gabon est le premier pays du bassin du Congo à avoir rejoint le système régional de certification panafricaine des forêts (PAFC), qui atteste du caractère durable de la gestion forestière et de la traçabilité du bois, de la forêt jusqu'au produit fini. De nombreuses concessions sont également certifiées FSC.

La filière représente 60 % du PIB hors hydrocarbures, 60 % des exportations hors pétrole et environ 17 000 emplois directs et indirects — deuxième employeur du pays après la fonction publique. Le Gabon est devenu le premier exportateur mondial de placages tropicaux.

Nouvelle orientation issue du protocole Gabon-Eramet du 20 juillet 2026 : le développement d'une filière gabonaise de production de biocharbon à partir des coproduits de l'industrie forestière.

Vulnérabilités identifiées
Logistique : en juillet 2025, des précipitations anormalement intenses en pleine saison sèche ont freiné l'exploitation des essences phares (okoumé, azobé, okan). Dans les régions de Lastourville, de la Lopé ou de Makokou, les pistes en terre sont restées difficilement praticables plusieurs semaines, allongeant le transport des grumes vers Owendo à plus de trois jours.
Dépendance commerciale : la Chine est devenue en 2025 le premier client du Gabon, concentrant près d'un tiers des exportations tous secteurs confondus.
Compétitivité : baisse de la demande internationale, coûts logistiques élevés et complexité croissante de l'exploitation après la première rotation sur les concessions — enjeux du Forum Économique Forestier des 8-9 septembre 2025.
Conflit homme-faune : problématique suffisamment structurante pour figurer explicitement dans l'intitulé du portefeuille ministériel.
Aires protégées

13 parcs nationaux — 11 % du territoire


Le réseau de 13 parcs nationaux a été annoncé le 4 septembre 2002 par le président Omar Bongo Ondimba lors du Sommet de la Terre de Johannesburg, puis créé sur la base d'évaluations botaniques, fauniques et socio-économiques menées pendant deux ans par la Direction Faune et Chasse, la WCS et le WWF. Superficie : 2 837 128 hectares terrestres plus 129 307 hectares de territoire marin. L'ANPN, établie par la loi de 2007, en assure la gestion avec des pouvoirs de police.

Parcs emblématiques
Loango (Ogooué-Maritime) — « le bijou naturel de toute la côte ouest-africaine ». Éléphants et buffles sur les plages de sable blanc, hippopotames dans les vagues, baleines à bosse au large. Jusqu'à 10 000 éléphants de forêt. Lagon d'Iguéla (220 km²), l'un des seuls lagons d'Afrique centrale entièrement situé en aire protégée, inscrit en site Ramsar.
Ivindo (Ogooué-Ivindo) — chutes de Kongou et de Mingouli, station de recherche d'Ipassa (créée en 1972, financée par l'Union européenne), site de Langoué aménagé par la WCS. Éléphants, gorilles.
Lopé — mosaïque de forêt et de savane le long de l'Ogooué, à la jonction de l'Ogooué-Ivindo, de l'Ogooué-Lolo et du Moyen-Ogooué. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Pongara — face à Libreville, plages de ponte des tortues marines luth, forêt littorale, mangroves.
Les autres parcs
🌿 Monts de Cristal — cascades spectaculaires, biodiversité végétale exceptionnelle
🌿 Minkébé — vaste massif du nord-est, population d'éléphants de forêt
🌿 Waka — forêt de montagne, Ngounié
🌿 Mwagna — zones marécageuses, baïs forestiers
🌿 Akanda — mangroves et vasières, avifaune migratrice
🌿 Plateaux Batéké — savanes du sud-est, réintroduction de lions et de gorilles
🌿 Birougou — massif forestier du sud
🌿 Moukalaba-Doudou — gorilles habitués, recherche primatologique
🦍 Sanctuaire Fernan Vaz Gorilla — île du lagon Fernan Vaz, réintroduction de gorilles observables en liberté
Gouvernance & objectifs
ANPN — Agence Nationale des Parcs Nationaux : coordination de la recherche, délivrance des licences de concessionnaires, promotion du tourisme, pouvoirs de police. Le CNPN (Conseil National des Parcs Nationaux) avait été l'organe interministériel de création.
AGATOUR — Agence Gabonaise de Développement et de Promotion du Tourisme et de l'Hôtellerie : structuration de l'offre écotouristique.
Objectif fondateur : favoriser le développement de l'écotourisme comme alternative économique à l'exploitation des ressources naturelles.
Pressions : braconnage lié à l'approvisionnement des grandes villes, pêche illégale, conflit homme-faune.
Autre patrimoine : plus de 120 grottes naturelles recensées, potentiel spéléologique et touristique.
Faune & flore

Biodiversité — « Le dernier Eden »


Les parcs nationaux gabonais abritent la plus grande concentration d'éléphants de forêt du continent africain, ainsi que la plus grande part intacte de forêt tropicale d'Afrique. Le pays héberge des milliers d'espèces végétales endémiques, introuvables ailleurs.

Grands mammifères
Éléphants de forêt
Loxodonta cyclotis — plus forte concentration d'Afrique. Jusqu'à 10 000 individus dans le seul parc de Loango. Espèce en danger critique, principale victime du braconnage transfrontalier.
Primates
Gorilles, chimpanzés, mandrills
Gorilles de plaine de l'Ouest — dont des groupes habitués à Loango et Moukalaba-Doudou, ainsi qu'au sanctuaire de Fernan Vaz. Chimpanzés, mandrills (le Gabon abrite les plus grandes hordes connues), cercopithèques.
Faune côtière
Baleines & tortues marines
Ballet des baleines à bosse au large de Loango (juillet-septembre). Ponte des tortues luth sur les plages de Pongara et Mayumba (novembre-février) — l'une des plus importantes populations mondiales.
Espèces remarquables
Hippopotames surfeurs
Scène unique au monde : à Loango, hippopotames prenant leur bain dans les vagues de l'Atlantique, buffles rouges et éléphants se dorant au soleil sur les plages de sable blanc.
Reptiles endémiques
Faux-gavial d'Afrique
Crocodylus cataphractus — espèce endémique du parc de Loango. Le Gabon abrite également des populations de crocodiles nains, dont une population cavernicole découverte dans les grottes d'Abanda.
Avifaune & flore
Espèces uniques
Multiples espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères, ainsi que des milliers d'espèces de plantes que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Sitatungas, potamochères, antilopes, carangues et tarpons de l'Atlantique.
Électricité

Mix énergétique — 704 MW vers 1 280 MW


Le Gabon bénéficie de l'un des meilleurs taux d'accès à l'électricité du continent africain — plus de 80 % au niveau national, mais avec une forte disparité : environ 91 % en zone urbaine contre seulement 30 % en milieu rural. La capacité installée atteignait 704 MW en 2023 pour un objectif de 1 280 MW, face à une demande projetée à environ 1 039 MW. Le mix repose sur l'hydraulique (environ 40 %) et le thermique gaz et gasoil. Un ministère dédié à l'Accès Universel à l'Eau et à l'Énergie a été créé le 1er janvier 2026, confié à Philippe TONANGOYE.

704 MW
Capacité installée 2023
Objectif 1 280 MW
1 039 MW
Demande projetée
Horizon de planification
40 %
Part hydraulique
Reste : thermique gaz & gasoil
> 80 %
Taux d'accès national
91 % urbain · ~30 % rural
2030
Accès universel visé
Fin des importations d'électricité
327 000 m³/j
Production d'eau potable
Équipements SEEG
70 %
Électricité de Libreville
Fournie par Perenco (gaz)
100 %
Électricité de Port-Gentil
Gaz des champs pétroliers
⚡ Production hydraulique
Grand Poubara (Haut-Ogooué) — 160 MW, alimente notamment les opérations minières de Comilog à Moanda
Kinguélé et Tchimbélé (Estuaire, rivière Mbei)
Poubara 1 et 2, Bongolo (Ngounié), Médouneu (Woleu-Ntem)
Parc hydraulique SEEG : 171 MW
Kinguélé Aval — 35 MW : construction par Sinohydro, financement Banque mondiale et BAD, exploitation par Asonha Energie (société franco-gabonaise Meridiam / FGIS), à 90 km de Libreville sur la Mbei, 10 km en aval de Kinguélé
🔥 Production thermique
Parc thermique SEEG : 269 MW
Cap Lopez (Port-Gentil) — 105 MW, centrale de 3e génération fonctionnant au gaz, au gazole et au fioul
Alénakiri (Estuaire) — 70 MW au gaz
TAG 1, 2 et 4, CFL, MDG (Libreville), POG 3 et 4 (Port-Gentil), Moyabi (diesel)
Perenco — seul producteur commercial de gaz depuis 2006 : 450 km de gazoducs, usine GPL de Batanga, centrale IPP de Mayumba. Fournit 70 % de l'électricité de Libreville et 100 % de celle de Port-Gentil
Projet Orinko — centrale au gaz devant augmenter la capacité nationale de production de 50 %
SEEG — l'opérateur intégré

La Société d'Énergie et d'Eau du Gabon détient le monopole de la distribution d'eau potable et d'électricité sur l'ensemble du territoire. Majoritairement détenue par Veolia jusqu'en 2018, elle a été nationalisée cette année-là ; un accord à l'amiable a été trouvé après un an de contentieux pour la cession des parts. Réseaux de transport à haute tension : Libreville 225 kV et 90 kV, Franceville 63 kV, Bongolo 63 kV. Plan d'investissement 2022-2025 financé à hauteur de 100 milliards FCFA par le groupe BGFI Bank (40 Mds de crédit direct + 60 Mds mobilisés par BGFIBourse sur le marché sous-régional), incluant un apport supplémentaire de 60 000 m³/jour d'eau potable et la construction d'une station de 35 000 m³/jour. Une convention d'exploitation des réseaux électriques a été signée avec la Guinée équatoriale (interconnexion). La SEEG participe au Pool Énergétique de l'Afrique Centrale (PEAC).

Transition énergétique

Renouvelables — Un potentiel de 6 000 MW


L'objectif national de porter la capacité installée à 1 280 MW privilégie explicitement l'hydraulique et le solaire, dont le potentiel combiné est estimé à environ 6 000 MW — près de neuf fois la capacité actuellement installée.

Priorité nationale
Hydroélectricité
Potentiel estimé à 6 000 MW. Sites identifiés sur l'Ivindo (secteur de Booué), la Ngounié, le Djoumou. Le modèle Kinguélé Aval (35 MW, PPP Meridiam-FGIS, construction Sinohydro, financement Banque mondiale et BAD) constitue un précédent bancable réplicable.
Segment émergent
Solaire photovoltaïque
Le Gabon est situé sur l'équateur, avec un ensoleillement régulier. Projets IPP en développement dans les provinces enclavées (Ogooué-Ivindo, Ogooué-Lolo, Nyanga) où l'extension du réseau national est coûteuse. Un plan national des énergies renouvelables est en préparation.
Nouvelle filière
Biomasse & biocharbon
Le protocole Gabon-Eramet du 20 juillet 2026 prévoit explicitement le développement d'une filière gabonaise de production de biocharbon à partir des coproduits de l'industrie forestière — valorisation énergétique des déchets de scieries, alignée sur le modèle d'économie circulaire déjà appliqué par Nature Panels à Nkok.
Énergie de transition
Gaz naturel
Réserves prouvées d'environ 900 Bcf (26 milliards de m³), principalement associées aux champs pétroliers. Perenco a investi plus de 500 millions USD depuis 2006 dans les infrastructures gazières. Extension du réseau envisagée vers le Sud (Mayumba, Tchibanga, Mouila, Lambaréné, Bongolo) pour desservir jusqu'à 90 000 foyers et alimenter des projets industriels (marbre de Tchibanga, mines de fer, port de Mayumba).
Efficacité énergétique
Audits & performance
Segment identifié comme prioritaire : le coût de l'énergie figure, selon la Banque mondiale, parmi les trois principaux freins au développement du secteur non pétrolier gabonais, aux côtés de la logistique et de la rareté du financement.
Intégration régionale
PEAC & interconnexions
Participation au Pool Énergétique de l'Afrique Centrale. Convention d'exploitation des réseaux électriques signée avec la Guinée équatoriale. Perspective d'échanges régionaux permettant de valoriser les excédents hydrauliques.
☀️
Opportunité : IPP solaires en zones enclavéesEnviron 30 % de la population rurale n'a pas accès à l'électricité, alors que l'État s'est fixé un objectif d'accès universel en 2030 et de fin des importations. La combinaison de cette volonté politique, de la baisse des coûts photovoltaïques et du précédent bancable d'Asonha Energie ouvre un espace pour des IPP de 5 à 50 MW en modèle Build-Own-Operate ou en concession.
Ressource hydrique

Eau — Accès & vulnérabilités


Le Gabon figure au troisième rang des pays africains pour la desserte en eau potable, derrière l'Égypte et le Botswana, selon les évaluations de l'Institut pour l'environnement, l'eau et la santé publiées dans le cadre du rapport Water Security in Africa. Le pays dispose d'un réseau hydrographique dense — le fleuve Ogooué (1 200 km, dont 310 km navigables) et ses affluents, un total de 1 600 km de voies navigables intérieures.

Opérateur
SEEG
Monopole de la production et de la distribution d'eau potable. Équipements de production : 327 000 m³/jour. Plan d'investissement 2022-2025 : apport supplémentaire de 60 000 m³/jour et construction d'une nouvelle station de 35 000 m³/jour.
Ministère dédié
Accès Universel à l'Eau et à l'Énergie
Portefeuille créé le 1er janvier 2026 et confié à Philippe TONANGOYE — signal institutionnel de la priorité accordée à l'accès universel, l'eau étant traitée conjointement avec l'énergie.
Vulnérabilité
Salinité de l'Ogooué
En juillet 2026, la SEEG a annoncé un risque de perturbations de l'eau potable à Port-Gentil d'août à septembre en raison de la salinité de l'Ogooué — illustration de la sensibilité des captages estuariens aux variations de débit et à l'intrusion salée, un enjeu d'adaptation climatique.
Tensions
État d'urgence hydrique
Le pays a connu des épisodes de tension sur la ressource ayant conduit à des mesures exceptionnelles, dont l'encadrement des prix de la livraison d'eau par camions-citernes (mercuriale de 300 à 3 000 FCFA) et un allègement des taxes pour les opérateurs.
Économie bleue
ZEE & littoral
800 km de côtes atlantiques et une Zone Économique Exclusive de 213 000 km². Un ministère de la Pêche, de la Mer et de l'Économie Bleue a été créé, confié à Aimé Martial MASSAMBA. Aires marines protégées intégrées au réseau des parcs (129 307 ha marins).
Zones humides
Sites Ramsar
Le lagon d'Iguéla (220 km²), au cœur du parc de Loango, est l'un des seuls lagons d'Afrique centrale entièrement situé dans une aire protégée et s'inscrit dans un site Ramsar. Mangroves d'Akanda et de Pongara.
Politique publique

Gouvernance climat — Institutions & instruments


Le renforcement de la durabilité environnementale et de la résilience aux changements climatiques constitue l'un des cinq piliers du Plan National de Développement pour la Transition (PNDT 2024-2026). Le Gabon se démarque des autres pays de la région, selon la Direction générale du Trésor français, « par ses politiques exemplaires de protection de l'environnement, de la forêt et de lutte contre le dérèglement climatique ».

Institutions
Ministère des Eaux et Forêts, de l'Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune — Maurice ALLOGHO NTOSSUI
Ministère de l'Accès Universel à l'Eau et à l'Énergie — Philippe TONANGOYE
ANPN — Agence Nationale des Parcs Nationaux (pouvoirs de police)
Ministère de la Pêche, de la Mer et de l'Économie Bleue — Aimé Martial MASSAMBA
Ministère de l'Industrie et de la Transformation Locale — Lubin NTOUTOUME
Instruments financiers
CAFI — Central African Forest Initiative : environ 6 % des ressources mobilisées pour le PNDT en 2024, sous forme de dons
Contribution carbone & taxe verte — la fiscalité environnementale fait son entrée dans le dispositif gabonais avec la loi de finances 2026
Union européenne — appui à la filière forêt-bois durable, recherche scientifique (station d'Ipassa)
Pistes ouvertes : crédits carbone sur le marché volontaire, accords bilatéraux au titre de l'Article 6 de l'Accord de Paris, obligations vertes, échanges dette-nature
Reconnaissance & certifications
🇪🇺 Frans Timmermans, Vice-Président exécutif de la Commission européenne, a salué le leadership gabonais dans les négociations climatiques
PAFC — 1er pays du bassin du Congo à rejoindre le système panafricain de certification forestière
✅ Nombreuses concessions certifiées FSC, y compris des scieries européennes implantées en zones forestières reculées
🤝 Partenaires techniques : WCS, WWF, Union européenne, Nations Unies (pilier « économie verte et bleue » du Plan-cadre)
📉 69 Mt de CO₂ d'émissions évitées grâce à l'interdiction d'exportation des grumes de 2009
Investir dans la transition

Opportunités — Climat, énergie & économie verte


Énergie · Hydraulique
IPP hydroélectriques
Potentiel de 6 000 MW. Sites Ivindo (Booué), Ngounié, Djoumou. Précédent bancable : Kinguélé Aval (35 MW, Meridiam-FGIS, BM + BAD).
100-300 M$Par projet
Énergie · Solaire
IPP solaires provinces enclavées
~30 % de rural non électrifié, objectif national d'accès universel en 2030. Modèles Build-Own-Operate ou concession.
10-80 M$5 à 50 MW
Énergie · Gaz
Centrale d'Orinko & extension gazoduc
+50 % de capacité nationale annoncée. Extension du réseau vers le Sud : Mayumba, Tchibanga, Mouila, Lambaréné.
200 M$+Ticket estimé
Économie circulaire
Biocharbon & valorisation des coproduits
Filière explicitement prévue au protocole Gabon-Eramet 2026. Valorisation des déchets de scieries de la ZERP Nkok et des concessions.
5-30 M$Par unité
Carbone
Crédits carbone forestiers
22,8 M ha de forêt, certification PAFC, gouvernance reconnue. Marché volontaire et accords Article 6 de l'Accord de Paris.
VariableStructuration de projet
Écotourisme
Écolodges premium
13 parcs, plus forte concentration d'éléphants de forêt d'Afrique, gorilles habitués. Modèle du gorilla trekking rwandais transposable.
5-30 M$Par lodge
Eau
Production & traitement d'eau potable
Objectif d'accès universel, vulnérabilité à la salinité estuarienne (Port-Gentil), besoins en stations de traitement et réseaux.
20-100 M$Par programme
Économie bleue
Aquaculture & aires marines
800 km de côtes, ZEE de 213 000 km², ministère dédié créé en 2025, chaîne du froid quasi inexistante.
2-20 M$Chaîne intégrée
Foresterie
Plantations à croissance rapide
Objectif national de 200 000 ha de plantations forestières, permettant de mieux préserver la forêt primaire tout en alimentant l'industrie.
30-150 M$Programme long terme
💰 Financements climatiques 🏭 Les 14 secteurs

Investir dans la transition gabonaise

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