Le Secteur Tertiaire au Sénégal

Principal contributeur au PIB national, le secteur des services structure l’économie sénégalaise à travers le commerce, le transport, les télécoms, le tourisme, et les services publics.

Explorer le secteur

Structure du secteur tertiaire

Le tertiaire sénégalais regroupe un ensemble diversifié d’activités marchandes et non marchandes qui alimentent l’économie nationale.

Services marchands

  • Commerce (35%) : formel, informel, e-commerce (Jumia, MaShop)
  • Transport & logistique (18%) : TER, Dakar Dem Dikk, port, AIBD, DHL
  • Télécommunications (12%) : Orange, Free, Expresso, fintech, cloud
  • Tourisme & hôtellerie (10%) : 25 000 lits, balnéaire et culturel

Services non marchands

  • Administration publique (15%)
  • Santé et éducation (8%)
  • Services sociaux (2%)

Dynamiques sectorielles

Le secteur tertiaire affiche une croissance soutenue et constitue la première source d’emploi du pays.

Croissance et performance

  • Taux de croissance moyen : 5,8 %/an (2015–2023)
  • Télécoms : +9,2 % en 2023
  • Services financiers et e-commerce en forte progression (+25 %/an)

Emploi dans le tertiaire

  • Part de l’emploi total : 58 %
  • Répartition :
    • Commerce : 42 %
    • Transport : 18 %
    • Services financiers : 8 %
    • Autres : 32 %

Acteurs clés du secteur

Le développement du tertiaire s’appuie sur des institutions publiques stratégiques et des entreprises privées innovantes.

Acteurs publics

  • Ministère du Commerce
  • Ministère du Tourisme
  • ADEPME (Agence de Développement et d’Encadrement des PME)

Acteurs privés & startups

  • Grands groupes : SONATEL (télécoms), Sedima (logistique), Groupe Accor (hôtellerie)
  • Startups : Wave (fintech), JokkoSanté (e-santé)

Défis majeurs du secteur

Malgré son poids économique, le secteur tertiaire doit faire face à plusieurs obstacles qui freinent sa structuration et sa productivité.

Structuration du secteur

Le secteur est marqué par une forte dualité entre formel et informel. Ce dernier représente 60 % de l’activité tertiaire, avec une productivité moyenne très faible.

Infrastructures insuffisantes

Le manque de plateformes logistiques modernes et une connectivité numérique inégalement répartie limitent l’expansion de services performants, notamment en zone rurale.

Compétences et formation

Le manque d’adéquation entre formation et besoins du marché, ainsi que l’exode des compétences techniques, posent un frein au développement des services spécialisés.

Perspectives et projets structurants

Le secteur tertiaire se transforme sous l’effet des réformes numériques, des nouveaux usages, et d’investissements ciblés portés par la stratégie nationale.

Opportunités émergentes

  • Digitalisation accélérée des services publics et privés
  • Développement du tourisme médical
  • Expansion des services financiers et numériques

Projets structurants

  • Hub logistique intégré à Diamniadio
  • Plateforme nationale d’e-gouvernement
  • Smart City de Diamniadio

Vision à moyen terme

  • Renforcer la contribution du tertiaire à l’emploi qualifié
  • Structurer le secteur informel
  • Créer des chaînes de valeur régionales compétitives

Conclusion

Le tertiaire est le socle de l’économie sénégalaise, mais il doit renforcer sa structuration et son intégration pour répondre aux enjeux futurs.

• Une contribution majoritaire au PIB (62%) et à l’emploi (58%)

• Des réformes engagées : digitalisation, logistique, formation

• Un potentiel fort, à condition de consolider les infrastructures et d’intégrer les acteurs informels

« Le développement du secteur tertiaire passe par l’innovation, l’investissement humain, et l’interconnexion entre services publics et privés. »

Retour