République présidentielle. Le président de la République est chef de l'État et détient l'essentiel du pouvoir exécutif, assisté d'un vice-président et d'un Premier ministre chargé de la coordination administrative. Le 23 juin 2026, un décret présidentiel a nommé un gouvernement de 58 membres, une semaine après la démission collective du cabinet précédent.
La Guinée équatoriale est une république présidentielle régie par la Constitution de 1991, révisée en 2011 puis en 2012. Le président de la République concentre l'essentiel du pouvoir exécutif ; la révision de 2011 a institué une vice-présidence de la République et un Sénat. Le Premier ministre assure la coordination administrative sous l'autorité du chef de l'État.

Arrivé au pouvoir le 3 août 1979, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est le chef d'État en exercice depuis le plus longtemps sur le continent africain. Il préside le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), formation dominante de la vie politique nationale, et a été réélu en novembre 2022 pour un nouveau mandat.
Son exercice a coïncidé avec la transformation économique du pays. La découverte du champ pétrolier de Zafiro en 1996 a multiplié le produit intérieur brut par plus de dix en une décennie et hissé la Guinée équatoriale au rang des économies à revenu intermédiaire supérieur. Cette rente a financé un effort d'équipement considérable — ports, aéroports, routes, hôpitaux, université — ainsi que la construction d'une nouvelle capitale administrative, Ciudad de la Paz.
Le pays est aujourd'hui confronté au déclin de ses champs matures et à l'impératif de diversification. Les institutions financières internationales relèvent, aux côtés des acquis en infrastructures, des faiblesses persistantes dans la gouvernance des revenus extractifs, les résultats en matière de capital humain et le climat des affaires. La démission collective du gouvernement le 16 juin 2026, motivée officiellement par des résultats jugés insuffisants au regard des moyens engagés, s'inscrit dans une exigence de résultats affichée au sommet de l'État.

Fils du président de la République, Teodoro Nguema Obiang Mangue — communément appelé Teodorín — occupe la vice-présidence depuis 2016, après avoir été vice-président chargé de la Défense nationale et de la Sécurité de l'État. Il est également vice-président du PDGE.
Il exerce une fonction de communication et de coordination de premier plan. C'est lui qui a rendu publique, le 16 juin 2026 sur le réseau X, la démission collective des 36 ministres et secrétaires d'État du gouvernement, en rappelant que la mise à disposition d'importantes ressources humaines, matérielles et financières devait s'accompagner de résultats concrets pour la population.
Sa trajectoire a fait l'objet de procédures judiciaires à l'étranger, notamment en France, où il a été condamné en 2021 dans l'affaire dite des « biens mal acquis ». Ces éléments, largement documentés par la presse internationale, font partie du contexte que les investisseurs et partenaires intègrent dans leur appréciation du risque.

Banquier de carrière, Manuel Osa Nsue Nsua dirigeait depuis 2012 la BANGE, la Banque Nationale de Guinée équatoriale, lorsqu'il a été nommé Premier ministre par décret du 16 août 2024. Sa nomination faisait suite à la démission collective du gouvernement de Manuela Roka Botey — première femme à occuper la fonction dans l'histoire du pays —, présentée fin juillet 2024 à la demande du chef de l'État, dix-huit mois seulement après sa formation. Le président avait alors évoqué « une incapacité collective à apporter des solutions efficaces à des problèmes critiques tels que l'économie, la cohésion sociale et la lutte contre la corruption ».
Chef du gouvernement chargé de la coordination administrative, il a été reconduit dans ses fonctions le 22 juin 2026 — une décision présentée comme devant permettre de restaurer l'efficacité de l'appareil d'État.
Le 16 juin 2026, il s'était présenté devant le président de la République pour lui remettre en bloc la démission de l'ensemble de son cabinet, soit trente-six ministres et secrétaires d'État. Le motif officiel : des résultats jugés trop faibles au regard des moyens engagés. C'était la troisième démission gouvernementale d'ampleur en six ans à Malabo.
Une semaine plus tard, le 23 juin 2026, un décret présidentiel a nommé un gouvernement de 58 membres — ministres d'État, ministres et vice-ministres. La majorité des titulaires des grands portefeuilles ont été reconduits, notamment aux Affaires étrangères, à la Défense, à la Sécurité nationale et aux Hydrocarbures, tandis que l'Économie et les Finances changeaient de mains.
Le décret signé par le président de la République et publié le 23 juin 2026 sur le portail gouvernemental désigne 58 membres — ministres d'État, ministres et vice-ministres, nommés pour la première fois ou reconduits. Les portefeuilles régaliens ont majoritairement conservé leurs titulaires ; l'Économie et les Finances ont en revanche été confiées à de nouveaux responsables.
Les titulaires listés ci-dessus sont ceux dont la nomination ou la reconduction a été rapportée par les sources de presse au lendemain du décret du 23 juin 2026. L'équipe complète compte 58 membres, incluant des ministres d'État, des ministres et des vice-ministres dont l'ensemble des portefeuilles n'a pas fait l'objet d'une publication détaillée dans les sources consultées. Cette page sera complétée dès la publication de la liste intégrale.
Sources : décret présidentiel du 23 juin 2026, portail d'information gouvernemental · Agence Ecofin · allAfrica · Afrique7 · Pravda Guinée · China.org — vérifiées juillet 2026.
La Constitution de 1991, révisée par référendum en 2011 puis amendée en 2012, organise un régime présidentiel avec un Parlement bicaméral institué par la révision de 2011.
Le territoire est organisé en deux régions — insulaire et continentale — subdivisées en huit provinces, elles-mêmes découpées en districts et municipalités. Chaque province est administrée par un gouverneur nommé par décret présidentiel.
Populations : recensement de 2015 (1 222 442 habitants au total), seule source officielle ventilée par province. Les estimations des organisations internationales retiennent des ordres de grandeur supérieurs, jusqu'à 1,7 million. Superficies officielles, total 28 051 km². La province de Djibloho, postérieure au recensement, ne dispose pas de données ventilées distinctes.
De l'indépendance espagnole à la transition post-pétrolière, quelques jalons qui éclairent la situation actuelle.
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