Monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale aux termes de la Constitution de 2011. Le Roi est chef de l'État et Commandeur des croyants ; le chef du gouvernement est nommé au sein du parti arrivé en tête des élections. Le gouvernement Akhannouch II, formé le 23 octobre 2024, exerce ses fonctions jusqu'aux élections législatives du 23 septembre 2026.
La Constitution de 2011 dispose que le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale. Elle organise une répartition des pouvoirs entre le Roi, chef de l'État, et un gouvernement responsable devant la Chambre des représentants, dirigé par un chef du gouvernement nommé au sein du parti vainqueur des élections.

Monté sur le trône le 30 juillet 1999, le Roi Mohammed VI est chef de l'État, Commandeur des croyants (Amir Al Mouminine) et chef suprême des Forces armées royales. La Fête du Trône, célébrée le 30 juillet, marque l'anniversaire de son accession ; le discours du Trône qui l'accompagne constitue l'orientation politique majeure de l'année.
La Constitution de 2011, adoptée par référendum à la suite du mouvement de réforme, a redéfini l'équilibre institutionnel : le Roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants, puis les membres du gouvernement sur proposition de celui-ci. Il préside le Conseil des ministres, qui délibère des orientations stratégiques, des projets de révision constitutionnelle, des lois organiques et des nominations aux emplois supérieurs.
Son règne est marqué par de grands chantiers structurants : Initiative Nationale pour le Développement Humain, Plan Maroc Vert puis Génération Green, stratégie énergétique renouvelable, port de Tanger Med, ligne à grande vitesse Al Boraq, Nouveau Modèle de Développement (2021) et, depuis, la généralisation de la protection sociale. Le discours du Trône du 29 juillet 2025 a marqué les esprits en affirmant qu'« il n'y a pas de place pour un Maroc à deux vitesses », en référence aux disparités de développement entre provinces.

Chef d'entreprise devenu figure centrale de la vie politique marocaine, Aziz Akhannouch prend la présidence du Rassemblement National des Indépendants en 2016 et conduit le parti à la victoire lors des élections du 8 septembre 2021. Le Roi Mohammed VI le nomme chef du gouvernement le 10 septembre 2021 ; le gouvernement est nommé le 7 octobre suivant, sur une coalition à trois — RNI, Parti Authenticité et Modernité (PAM) et Parti de l'Istiqlal.
Le 23 octobre 2024, le Roi reçoit à la Salle du Trône du Palais Royal de Rabat le chef du gouvernement et son équipe restructurée : le gouvernement Akhannouch II passe de 24 à 30 membres, avec l'entrée de six nouveaux ministres et de six secrétaires d'État, tous issus des trois partis de la majorité. Les portefeuilles dits de souveraineté conservent largement leurs titulaires.
Son mandat aura été marqué par la généralisation de la protection sociale, la refonte de la Charte de l'investissement, l'aide directe au logement, la réforme du système de santé et l'engagement du Royaume dans la préparation de la Coupe du monde 2030. Deux dossiers sensibles restaient ouverts à l'approche de la fin de mandat : la réforme des retraites et la question de l'emploi. En janvier 2026, lors du bureau politique de son parti, il a annoncé qu'il ne se présenterait pas aux élections législatives de septembre 2026 et ne briguerait pas un troisième mandat à la tête du RNI, se conformant aux statuts qui limitent la présidence à deux mandats consécutifs.
Le gouvernement issu de la restructuration du 23 octobre 2024 compte 30 membres, contre 24 précédemment : l'entrée de six nouveaux ministres et de six secrétaires d'État, tous issus du RNI, du PAM et de l'Istiqlal. Les ministères de souveraineté — Intérieur, Affaires étrangères, Justice, Habous, Administration de la Défense nationale — ont conservé leurs titulaires, plusieurs d'entre eux n'étant pas encartés.
À ces vingt-cinq ministres et ministres délégués s'ajoutent six secrétaires d'État, portant l'ensemble à trente membres. Le remaniement du 23 octobre 2024 a vu le départ de plusieurs ministres, dont Ghita Mezzour (Transition numérique), Aawatif Hayar (Solidarité), Mohamed Abdeljalil (Transport), Abdellatif Miraoui (Enseignement supérieur) et Mohcine Jazouli (Investissement).
Sources : communiqué du Cabinet Royal et MAP du 23 octobre 2024 · portail du Chef du gouvernement (cg.gov.ma) · maroc.ma · Médias24 · Le Matin · TelQuel · L'Économiste · le360 — vérifiées juillet 2026.
La Constitution de 2011 a renforcé les pouvoirs du Parlement et du chef du gouvernement, consacré l'indépendance du pouvoir judiciaire et créé ou constitutionnalisé un ensemble d'instances de gouvernance, de régulation et de protection des droits.
La Constitution de 2011 consacre la région comme collectivité territoriale dotée de la personnalité morale, de l'autonomie administrative et financière et d'un pouvoir réglementaire pour l'exercice de ses attributions. La loi organique n° 111-14 en fixe le régime et le décret n° 2.15.10 du 20 février 2015 (Bulletin Officiel n° 6340 du 5 mars 2015) a réduit le nombre de régions de seize à douze, en fixant leurs noms, chefs-lieux et composition.
Populations : RGPH 2024 (HCP, décret n° 2.24.1009). Les trois valeurs signalées par ≈ sont déduites du solde national et à confirmer sur le fichier détaillé du HCP. Les superficies régionales ne sont affichées que lorsqu'une source officielle les confirme, les sources publiques divergeant sensiblement.
Le Conseil de gouvernement a approuvé le projet de décret fixant le scrutin au mercredi 23 septembre 2026, pour le renouvellement des 395 sièges de la Chambre des représentants. Ce seront les premières élections organisées sous les nouvelles dispositions de la loi organique relative à la Chambre des représentants.
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