Le Maroc est l'un des pays africains les mieux intégrés aux circuits de financement internationaux : émetteur souverain régulier sur les marchés, bénéficiaire d'une Ligne de Crédit Modulable du FMI — instrument réservé aux économies aux fondamentaux solides —, et partenaire de l'ensemble des grandes institutions financières multilatérales et bilatérales.
La position financière du Royaume est jugée solide par les institutions internationales. Le FMI a conclu le 20 mars 2026 les consultations au titre de l'article IV et l'examen à mi-parcours de la Ligne de Crédit Modulable approuvée le 2 avril 2025 — un instrument de précaution réservé aux pays dont les fondamentaux et les politiques économiques sont considérés comme très solides.
FMI. La croissance du PIB réel s'est accélérée en 2025, à 4,9 %, portée par le rebond de la production agricole et une forte augmentation des projets d'infrastructure à grande échelle. L'inflation moyenne reste faible, à 0,8 %, ce qui a permis à Bank Al-Maghrib de conserver une orientation neutre après les baisses de taux directeurs opérées plus tôt. Les perspectives à court terme sont modérées par le conflit au Moyen-Orient, dont le Maroc subit les effets via les marchés de matières premières et la demande mondiale. Le déficit courant devrait se creuser modérément, compte tenu de la forte teneur en importations des investissements infrastructurels, mais le niveau des réserves internationales devrait rester adéquat. Le chômage élevé demeure un défi de taille.
Bank Al-Maghrib. La banque centrale a abaissé en juin 2026 sa prévision de croissance de 5,6 % à 5,2 % pour 2026, et de 3,5 % à 3,1 % pour 2027, tout en alertant sur les pressions inflationnistes importées et le renchérissement de la facture énergétique. Elle anticipe une amélioration progressive du déficit budgétaire, à 3,4 % du PIB en 2026 puis 3,3 % en 2027, en tenant compte de la loi de finances 2026, de la programmation triennale 2026-2028 et de l'ouverture de 20 milliards de dirhams de crédits supplémentaires.
HCP. Le Budget économique exploratoire 2027 retient une croissance de 4,8 % en 2026 puis 3 % en 2027, un déficit ramené à 3,4 % puis 3,2 % du PIB, et une dette du Trésor poursuivant son repli jusqu'à 65,2 % du PIB à l'horizon 2027.
L'ensemble des grandes institutions multilatérales est engagé au Maroc, avec des portefeuilles substantiels sur l'eau, l'énergie, les infrastructures, la protection sociale et le développement du secteur privé.
Le Maroc entretient un réseau dense de coopérations bilatérales, dont plusieurs comptent parmi les plus anciennes et les plus volumineuses du continent.
La crédibilité du Maroc en matière climatique — plus de 52 % de renouvelable visé dans la capacité installée en 2030, réduction de 45,5 % des émissions à la même échéance, neutralité carbone en 2050 — en fait un destinataire privilégié des financements climatiques concessionnels.
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